L'actualité du vin

La permaculture en viticulture

Divers
21 mars, 2013
 

Nous avons rencontré un domaine viticole de Provence qui se lance dans la permaculture (Château Margüi). De cette rencontre nous avons voulu en savoir un peu plus sur cette méthode culturale.

La permaculture vient de plusieurs courants impulsés par l’australien Percival Yeomans avec la méthode des contours comme méthode d’approvisionnement et de distribution en eau d’un site. Et aussi par le Japonais Masanobu Fukuoka qui expérimente une agriculture où l’homme travaille avec la nature et non contre elle.

La permaculture peut être traduite comme étant une agriculture durable. Nous pouvons en dégager quatre grands principes :
- pas de labour de la terre,
- pas d’apport d’engrais extérieurs,
- pas de pesticides,
- pas de sarclages, ni d’herbicide,
- pas de monoculture,
- créer des interactions entre le monde animal et végétal,
- être autonome en énergie.

D’après le site officiel (http://permacultureprinciples.com/fr/​), voici la définition de la permaculture :
 
« La permaculture est un système de conception basé sur une éthique et des principes qu'on peut utiliser pour concevoir, mettre en place, gérer et améliorer toutes sortes d'initiatives individuelles, familiales et collectives en vue d'un avenir durable. » 
 
Il n’y a pas de cadre précis en permaculture, chacun peut l’interpréter à sa manière et suivant ses besoins.Pour exemple, vous pouvez regarder cette vidéo d'un belge qui réalise la permaculture dans son jardin. C’est juste incroyable cette diversité et cette abondance sans "rien faire", mis à part de la taille de temps en temps.
 
 
Mais on peut aussi appliquer la permaculture en ville. Avec là encore des personnalités belges bien funs qui nous expliquent tout ça en musique :
 
 
Mais peut-on introduire la permaculture en viticulture ?
 
En France, nous avons trouvé trois vignerons qui appliquent plus ou moins cette pratique : Anselme Selosse du Champagne Selosse, André Durrmann du Domaine Durrmann en Alsace et le Domaine Margüi en Provence qui est en conversion.

La pratique de la permaculture en viticulture est encore expérimentale en France. Il reste encore beaucoup d’interrogations :
 
- la permaculture est-elle adaptable à la viticulture ?
- peut-on trouver un schéma de permaculture adapté à charque région et climats de France ?
- quel serait le coût de production pour être en permaculture, et cette pratique est-elle viable économiquement ?
- enfin, au niveau typicité du terroir, le vin en est-il différent?

Pour l’instant je n’ai pas trouvé les réponses. Cependant, je trouve cette démarche de permaculture très intéressente. Pour moi, la monoculture est une abération, elle est source de déséquilibre et de maladie. De plus, la concurrence en viticulture est importante pour avoir des raisins de qualité. Donc une diversité de plantes autour des pieds de vignes serait l'idéale. Et la mode d’augmenter la densité de pieds à l’hectare pour faire faire plus de concurrence est une bêtise. La concurrence doit se faire avec les autres plantes.

Au niveau économique, la permaculture prend un peu de temps pour la mise en place mais imaginons : une parcelle de vignes avec une diversité de plantes, de fruits, de légumes, de fleurs avec tous les insectes, oiseaux, animaux qui tournent autour. Un équilibre se créer naturellement. Le seul travail du vigneron serait de faire la taille et de récolter. De plus, les sources de revenu sont multiples, comme la vente de fruits et légumes ...

Dernier point important ! L'énergie. Notre agriculture à une forte dépendance aux énergies focilles. Même les vignerons travaillant en Agriculture Bio dépensent 9 calories pour une calorie produite. L'objectif de la permaculture est de produire plus de calories qu'elle n'en consomme. 

La permaculture serait-elle une utopie en viticulture ? Et pourquoi pas mettre en place une "permaviticulture" ?
  
 

Je vous invite également à regarder le reportage intitulé "Global Gardener".

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