L'actualité du vin

Emmanuel Giboulot, l'affaire médiatique

Divers
26 février, 2014

Désormais connu comme le viticulteur Bio qui a refusé de traiter ses vignes, Emmanuel Giboulot est passé devant le tribunal correctionnel de Dijon le 24 février dernier.

Viticulteur à Beaune en Côtes d'Or, Emmanuel exploite 10 hectares de vignes en Bio. Tout va pour le mieux lorsqu'un arrêté préfectoral l'oblige à utiliser des pesticides contre une maladie de la vigne bien connue : la flavescence dorée. Pourquoi a-t-il refusé de traiter ses vignes ? Car selon lui, ce n'était pas nécessaire. La maladie n'était pas présente dans son environnement et il jugeait alors l'utilisation de pesticides injustifiée. "Si on peut s'en passer …".
Son souhait, ainsi que celui des autres viticulteurs dans le même cas, est de maintenir un équilibre dans ses vignes et préserver la faune auxiliaire si précieuse dans son approche de vigneron. Mais surtout parce que la famille d'Emmanuel cultive cette terre en Bio depuis les années 70. "Je suis donc jugé pour avoir refusé  d'empoisonner  mes propres terres" déclarait-il.

Pour ce refus, Emmanuel Giboulot risquait jusqu'à 30 000€ d'amende et 6 mois de prison. Finalement, il a été requis 1000€ d'amende dont 500€ avec sursis. Le juge a mis la décision en délibéré le 7 avril 2014. 

En attendant, l'histoire fait beaucoup parler. Notamment par la mobilisation de tous bords. 
A sa sortie de l'audience ce 24 février, il y avait foule de "supporters", tous venus pour soutenir le vigneron. Ceci appuyé par de nombreux articles sur internet, dans les journaux, ainsi qu'une page Facebook de soutien, une pétition de poids (plus de 500 000 signatures), etc. … 
 

Mais d'autres voix se font entendre.  Celles d'agriculteurs en désaccord avec le choix d'Emmanuel Giboulot et sa non-action jugée trop risquée. Car des terres non traitées sont un potentiel endroit où va pouvoir se développer la maladie. Et bien qu'il comprenne cet argument, le vigneron Bio persiste dans son argument qui est de justifier le traitement sans maladie avérée. 
Ces agriculteurs de la région et notamment les viticulteurs sont inquiets du fait de la maladie elle-même. La flavescence dorée peut entrainer une chute significative de la production de la vigne sur deux ans mais aussi la mortalité des pieds de vignes … 

A présent, certains parlent d'un gros coup de pub, pendant que les partisans du Bio se félicitent de cette décision considérée comme une victoire. Et vous, que pensez-vous de cette affaire ?

Rédaction : Morgane B.

 
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